VISION AND AMBITION

A GREAT AMBITION

ON/OFF thrusts us into a not so distant future through an issue of cohabitation that concerns us all: the human-machine relationship. Favorite theme of Thierry Lorenzi, the concept of co-machinisation had already been approached in BABY BOOM, his previous short-film. This one was an extreme metaphor of human-machine relationship that finalizing a fatal hybridization resulting in the progressive dehumanization of the world in which we live: the tool man to man reduced to ashes. With ON/OFF, Thierry Lorenzi pushes the reflection at the heart of machinic process. Faithful to their artistic policy, Julien Renaud and Thierry Lorenzi produce ON/OFF, a sci-fi short film 12 minutes, as Baby Boom in 2009, offers a vision of our future world without however neglecting the spectacular and technical aspect that characterize their productions.

8 weeks of preparation. Only 5 days of shooting in studio. 15 months of post production and nearly 150 people were required to complete the film. The film has taken on an international scale with the participation of Rodeo FX, visual effect company based in Montreal. Rodeo FX plies on Hollywood productions such as Pacific Rim, Now You See Me, Hunger Games: Catching Fire.

Fully shooting in studio, ON/OFF required the use of two types of HD Camera: Panavision Genesis and Phantom HD camera which has the particularity to shoot 1000fps.

Desiring to give a human dimension to this sci-fi short film, Black Box Production is surrounded by famous actors in order to give a human dimension to this highly technical short film. Meredith’s role was given to magnetic actress Carole Brana that we could admire in A L’Aventure directed by Jean-Claude Brisseau and Red Nights directed by Julien Carbon and Laurent Courtiaud. Cid’s role is performed by the amazing actor Arben Bajraktaraj best known for playing the role of Azkaban Death Eater in the last three episodes of Harry Potter.

What separates human intelligence and artificial intelligence? What is the boundary between reality and dream ? Am I alive or dead ? … And if the answers to these questions were, first and foremost, electric ? It is in these questions that ON/OFF directed by Thierry Lorenzi draws its plot without denying the challenge that characterizes Black Box’s productions: offering a real work of cinema artistically and technically accomplished while allowing to consider one of the major themes of 21st century.

THE DIRECTOR’S VISION

Any computer scientist will tell you, nothing dies, nothing disappears in a computer. Information is « immortal ». Meredith whose real condition is revealed at the end of the film, is like parasitized by a voice message. A real memory that haunts her ? Or simple voice message left in the network ? What is defines us as human ? Us, who move towards a civilization of more and more technical where even our viewpoints are increasingly formatted ?

On/Off: at the moment when the universe was born , the world was divided into two. True/False. Life/Death. Nature/Machine. On/Off. The title ON/OFF implies both the technical but also the concept of opposition. The module where the two heroes is a world away from the planet Earth. I wanted to play with this binary notion. Everything in the film is opposition and Paradox until its revelation: when the true and the false join to form a full hybrid.

The neurosis of Meredith is directly inspired by the philosophy of deconstruction: to « dismantle » the better to « know » . It was during his spacewalk, Meredith can escape his condition and transcend. Outside, she’s connected to « any wire », « no structure » that make her what we want her to be. Outside, Meredith escapes in his desires and dreams until neuroses related to a message that parasite invade his consciousness. She , who so need to belong to a family. She, who is now so far from the human society.

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UNE GRANDE AMBITION

ON/OFF nous projette dans un futur pas si lointain à travers une problématique de cohabitation qui nous concerne tous: le rapport humain-machine. Thème cher à Thierry Lorenzi, le concept de co-machinisation avait déjà été abordé dans Baby Boom son précédent court métrage. Celui ci présentait une métaphore extrême du rapport humain-machine qui se finalisait par une hybridation funeste entraînant la déshumanisation progressante du monde dans lequel nous vivons : L’homme-outil à l’homme réduit en cendres. Avec ON/OFF, Thierry Lorenzi pousse la réflexion au coeur même du processus machinique. Fidèles à leur politique artistique, Julien Renaud et Thierry Lorenzi produisent ON/OFF, un court métrage de science fiction de 13 minutes qui, comme Baby Boom en 2009, offre une vision de notre monde de demain sans néanmoins négliger l’aspect spectaculaire et technique qui caractérise leurs productions.

8 semaines de préparation, seulement 5 jours de tournage, plus d’un an de post production et près de 150 personnes ont été nécessaires à la finalisation du film. Le film a pris une envergure internationale avec la participation de la société Rodéo FX basée à Montréal qui s’est chargée des nombreux effets numériques. Rodéo FX officie sur des productions hollywoodiennes tel que Pacific Rim, Insaisissable, Hunger Games: L’Embrasement.

Tourné intégralement en studio, ON/OFF a nécessité l’utilisation de deux types de caméra HD : la Panavision Genesis et la caméra Phantom HD qui a la particularité de filmer à 1000 i/s.

Désireux de conférer une dimension humaine à ce court-métrage de science-fiction, Black Box Production s’est entourée de comédiens renommés afin de conférer une dimension humaine à ce court-métrage hautement technique. Le rôle de Meredith a été confié à Carole Brana que l’on a pu admirer dans A L’Aventure de Jean-Claude Brisseau et Les Nuits Rouges du Bourreau de Jade de Julien Carbon et Laurent Courtiaud. Celui de Cid est interpreté par l’excellent Arben Bajraktaraj surtout connu pour avoir interprété le rôle du Mangemort d’Azkaban dans les trois derniers épisodes d’Harry Potter.

Qu’est ce qui sépare l’intelligence humaine et l’intelligence artificielle ? Quelle est la frontière entre le réel et le phantasme ? Suis-je vivant ou bien mort ? … Et si les réponses à ces questions étaient, avant toute chose, électriques ? C’est dans ces interrogations qu’ON/OFF de Thierry Lorenzi puise son intrigue en relevant le défi qui caractérise les productions Black Box: proposer une vraie œuvre de cinéma artistiquement et techniquement aboutie tout en permettant de s’interroger sur un des thèmes majeur du 21ème siècle.

LA VISION DU REALISATEUR

Tout informaticien vous le confirmera, rien ne meurt, rien ne disparaît dans un ordinateur. Les informations sont « immortelles ». Meredith dont la condition réelle ne sera révélée qu’à la toute fin du film, est comme parasitée par un message vocal. Un réel souvenir qui la hante ? Ou bien simple message vocal oublié dans le réseau ? Qu’est ce qui nous définit comme humain lorsque nous avançons vers une civilisation de plus en plus technique ou même nos points de vue sont de plus en plus formatés ?

On/Off : à l’instant même où l’univers est né, le monde s’est divisé en deux. Vrai/Faux. Vie/Mort. Nature/Machine. Marche/Arrêt. Le titre ON/OFF sous-entend à la fois ce caractère technique mais aussi la notion d’opposition. Le module où se trouvent les deux héros représente un monde opposé à la planète Terre. J’ai voulu jouer sur cette notion binaire. Tout dans le film n’est qu’opposition et paradoxe jusqu’à sa fusion: lorsque le vrai et le faux se rejoignent pour former une hybridation totale.

 A cet effet, la névrose de Meredith est directement inspirée par la philosophie de la déconstruction: se « démonter » pour mieux se « connaître ». C’est lors de sa sortie spatiale que Meredith peut échapper à sa condition et se transcender. Dehors, elle n’est reliée à « aucun fil », «aucune structure» qui font d’elle ce que l’on veut qu’elle soit. Dehors, Meredith s’évade dans ses désirs et fantasmes jusqu’à ce que des névroses liées à un message qui parasite sa conscience ne l’envahissent. Elle, qui a tant besoin d’appartenir à une famille. Elle, qui est désormais si éloignée de la « Terre des Hommes ».